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La Place Ambroise Courtois

De la chapellerie aux plaques photographiques

Dans le 8ème en 1885, les bâtiments d’une ancienne chapellerie sont à loués.  La rue Saint Victor  traverse 4000 m2 de terrain qui entoure une usine et relie la place Bellecour. En outre, avant de devenir la rue du premier film, la liaison se faisait grâce à un tramway à cheval. Ainsi, c’est l’endroit idéal que choisit la famille Lumière pour s’installer et marquer le quartier de leur aventure industrielle. Une place centrale est bordée de grands axes dont la grande rue (ancien tronçon de la célèbre nationale 6). En 1890 Antoine Lumière, peintre et photographe, achète des parcelles environnantes. Donc, dès 1895, dans l’usine aujourd’hui  « hangar du 1er film », les entreprises Lumière fabriquent la plaque photographique sèche. Cependant, ce sera le seul bâtiment rescapé de la destruction des locaux dans les années 1970.

De la plaque photographique aux autochromes

C’est plus tard, en 1902, qu’il fabrique les autochromes. En effet, il s’agissait de cette fameuse technique de photographie couleur à base de fécule de pomme de terre teintée. Et c’est dans sa « petite usine aux couleurs » située de l’autre côté de la chapellerie sur l’ex cours Gambetta, au cours Albert Thomas actuel, qu’il officia. Ainsi, les entreprises Lumière furent la première industrie photographique d’Europe.

Du cinéma aux joueurs de boule

Le succès industriel fait la fortune de la famille et Antoine s’offre quelques belles maisons en France dont une villa qui abrite aujourd’hui le siège de l’Institut Lumière, place Ambroise Courtois : l’imposant « château Lumière » ! Un grand atelier vitré lui permet de s’adonner à son passe temps préféré, la peinture. Les fils Louis et auguste, poursuivent leurs recherches dans le domaine de la photographie.  Ils mettent au point l’une des plus importantes inventions du siècle et cosignent le brevet de cinématographe. Le samedi 28 décembre 1895, trente cinq spectateurs réunis dans un sous sol d’un café parisien découvrent  le premier film en séance publique. Actuellement, la dernière exposition du musée des Confluences relate cette formidable aventure.

Et de mon plaisir aux chapeaux, la boucle est bouclée !

Place Ambroise Courtois appelée simplement place Lumière par les lyonnais et anciennement place Monplaisir, on entretien l’histoire de cette famille. Si l’aventure a changé le monde, la place reflète toujours l’engouement de ces industriels géniaux et néanmoins philanthropes : outre le bâtiment de la villa, chef d’œuvre d’art nouveau qui met à l’honneur un musée relatant cette saga, un mur des cinéastes conserve la signature de tous les réalisateurs passés par le Festival Lumière. De plus, sous le hangar, les lyonnais ont pris l’habitude chaque mois de mars, de rejouer la sortie d’usine et reçoivent un certificat d’honneur. La place est assiégée tous les étés depuis 1991 par les habitants du quartier qui profitent du visionnage de films en plein air sur un grand fronton. Entièrement réhabilitée de pavés, minéraux, fleurs et platanes, l’esplanade s’offre un petit kiosque à musique qui abrite les associations. Des marchés s’y installent, tout comme les causeurs de bancs et les aficionados de terrasses de café qui forgent à eux tous le caractère bon enfant de ce quartier prisé